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Erquy Plurien Environnement - EPE

Cap d'Erquy

Situation en 2020

Le problème du signalement du «parking du Cap» reste entier.
Les automobilistes sont guidés à l’aide de panneaux jusqu’au début de la rue de la Côte des Pâques. Le GPS leur indiquant que le Cap est à 2 kms, le panneau « P Cap d’Erquy » de couleur rouille se voyant à peine, ils continuent leur route et dépassent l’entrée du parking.
Ensuite ils doivent, pour respecter les sens interdits, faire un grand détour qui les fait repasser par la rue de la Côte des Pâques, dont le début est très étroit. Conséquence: un doublement du nombre de voitures à circuler.
Certains font aussi marche arrière ou demi-tour, ce qui est dangereux. Il est urgent d’installer à l’entrée du parking le panneau bleu du code de la route, que cherchent vainement les automobilistes, habitués à sa présence dans ce genre d’endroit.

A signaler un chemin dangereux sur le GR Sur le chemin des douaniers GR, en venant du Portuais et en se dirigeant vers la plage de Lourtuais Là aussi une indication serait nécessaire.

LE MONDE D’AVANT VA-T-IL PERDURER ?

Sur le Cap d’Erquy, dont la fréquentation va croissante Jusqu’à présent vous aurez constaté que les responsables des collectivités territoriales, région, département, commune font peu de cas de nos alertes, de nos propositions. Il suffit pour s’en persuader de constater l’absence de mesures pour prévenir les détériorations de notre environnement naturel, l’irrespect du cadre de vie auquel peuvent prétendre les citoyens. Reprenons nos alertes relatives au Cap d’Erquy et à nos plages :
Les sentiers ne sont pas entretenus, les fils de fer prévus pour canaliser le parcours des randonneurs (de plus en plus nombreux à fréquenter les lieux) gisent à terre, laissant le champ libre pour piétiner les étendues herbeuses où abondaient les fleurs sauvages.

Aucune initiative pour préserver la salubrité de nos eaux de baignade (voir bulletin de janvier 2020 concernant les constats faits sur la plage du Portuais) ne semble avoir été prise: pas le moindre projet de sanitaires dignes de ce nom aux deux parkings du Cap d’Erquy, ni de toilettes sèches pour les milliers de visiteurs fréquentant quotidiennement les plages du Portuais et du Lourtuais au coeur de la saison d’été.
Les déchets ramenés du bord de mer sont jetés pêle-mêle sur le haut des plages, faute de réceptacles adéquats suffisants.
La végétation au-dessus de la plage du Lourtuais se dégrade inexorablement en raison du piétinement. Et que dire des étendues d’ajoncs massacrées par des machines coupeuses et broyeuses, au profit des parcs à moutons et au détriment des abeilles et des oiseaux?
Quant à l’autorisation laissée aux automobilistes de se garer sur le petit parking de la pointe du Cap, face à la mer, elle nous semble incongrue pour deux raisons essentielles: la pollution générée par les véhicules, dont la plupart, vu l’exiguïté du lieu de stationnement, se contentent de faire un simple aller et retour bien sonore, bien pourvoyeur de CO2; et le danger pour les piétons qui, à certains endroits où la végétation n’est pas entretenue, entreprennent le parcours à leurs risques et périls.

Une dernière remarque :
depuis la fin du confinement, nous avons constaté un nombre impressionnant de camping-cars sur le parking du Cap d’Erquy, rue de la Côte des Pâques (et les travaux prévus à la plage de Caroual ne peuvent qu’aggraver le problème) . Certains d’entre eux n’hésitent pas à y stationner toute la nuit, malgré l’interdiction. Pour être passé(e) à pied aux abords de ce camping parfaitement illégal, et avoir humé la charmante odeur se dégageant du fossé, comment ne pas en conclure que certains n’ont aucun scrupule à se débarrasser sans vergogne de leurs résidus embarrassants?

En centre-ville Combien d’articles, de courriers sur les incivilités constatées et toujours présentes : les véhicules stationnent sur les trottoirs qui, selon l’article R417-5 du code de la route, sont là pour protéger les piétons « l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule empiétant sur un passage prévu à l’intention des piétons est interdit » ;
le constat est aussi fait de Le promeneur arrive à un endroit où, s’il ne connait pas, il est tenté de descendre à droite pour rejoindre la plage qu’il aperçoit au lieu de continuer pour emprunter l’escalier un peu plus loin.
Ce chemin se prolonge par une pente de plus en plus difficile et accidentée avec le vide de chaque côté. Nous avons vu des familles s’y engager et descendre avec sacs et enfants dans les bras….. et les adultes parfois chaussés de petites sandales.

 

Et ailleurs sur les plages Combien de fois au fil d’une promenade, faut-il négocier avec les crottes de chien ?
Combien de fois voit-on le jet d’un emballage sur le domaine public sans que l’on puisse faire la remarque au risque d’être verbalement rudoyé ?
combien de fois, combien de fois ????
La question de l’interdiction totale des chiens sur les plages fait débat, et a fait débat lors de notre assemblée générale de 2019 ! Les propriétaires des chiens aiment la promenade sur la plage accompagnés de leurs chiens, mais ont, pour certains, tendance à oublier la crotte faite dans le sable…
Le souci, c’est que les plantes des plages sont désormais impactées par cette activité qui se répète des dizaines voire centaines de fois par jour et des milliers de fois par an. Or la beauté de nos plages, ce ne sont pas que le sable et les vagues : ce sont aussi les petits ou grands oiseaux marins qui y vivent, les plantes particulières qui y poussent. Sans eux, la plage ne serait plus la même. Et les protéger, c’est protéger notre patrimoine, naturel évidemment mais aussi touristique.

Et, faut-il évoquer les règles sanitaires nécessaires pour préserver la santé des usagers des plages, notamment les enfants ?
Quelle solution ?
Instaurer un « passeport civique » qui consignerait les engagements du propriétaire à respecter les règles du « bien vivre ensemble avec la nature » ?

La liste est bien longue des sujets de mécontentement pour ceux d’entre nous, -et nous sommes tout de même majoritaires !
- qui voulons préserver notre qualité de vie. Elle pourrait encore s’allonger si rien n’était fait dans les mois à venir, car l’affluence croissante des visiteurs sur ce territoire aux dimensions somme toute assez réduites, ne laisse rien présager de bon pour la nature
- et par voie de conséquence pour la santé de ceux qui la fréquentent.

 

patrimoine enjeu de biodiversité en danger…..

 

Nous avons la chance à Erquy de détenir un patrimoine naturel assez exceptionnel, dont nous avons évoqué les richesses et le fragile équilibre dans un précédent bulletin. Il faut également se féliciter de l’acquisition faite par le Conseil Général de vastes surfaces de landes qui constituent une véritable réserve naturelle.

Là où le bât blesse, c’est quand la gestion de ces espaces n’est pas faite dans le respect de la nature et dans le souci du respect de la biodiversité. Bien plus, il s’avère que certains projets se sont soldés par des échecs … fort coûteux pour le contribuable.

Quatre exemples suffiront à faire prendre conscience de la nature des problèmes:

1° La décision de faire des saignées dans la lande pour, affirment les responsables du projet, faciliter le passage des oiseaux et la nidification. Dans les faits, qu’a-t-on vu, sinon l’arasement de plusieurs hectares d’ajoncs, ce qui a eu pour effet de priver les abeilles d’une surface non négligeable de fleurs à butiner. Il semblerait que le seul bénéfice de l’opération (laquelle a duré plusieurs jours et s’est faite à grand renfort de machines coupeuses et broyeuses) ait été d’agrandir les fameux parcs à moutons.

 

2° Et nous voici au second exemple: pourquoi avoir voulu faire de cette zone des terres de pâturage, alors qu’elles étaient à l’origine un vaste espace dédié aux oiseaux, aux insectes, aux petits rongeurs comme la belette ou l’hermine, aux papillons, aux chevreuils, aux renards et aux sangliers? Les très inesthétiques grillages délimitant les parcs, le fait que l’on ait défriché sous les pins des plantations, saccageant par là-même les refuges des  gros (et moins gros) animaux sauvages, tout cela semble indiquer que la priorité est accordée aux ovins.

Cap d'Erquy

3° Ce culte du mouton aboutit parfois à des aberrations comme celle-ci (3ème exemple): une pinède non constructible située non loin de la plage du Portuais, où son propriétaire, dans le souci de la biodiversité, avait planté toutes sortes d’essences d’arbres (noisetiers, tilleuls, érables, et j’en passe) s’est trouvé victime d’une préemption par le département. Qu’ont ordonné  les (ou le) responsable(s)? Rien de moins que l’abattage de tous ces arbres plantés, de taille déjà assez conséquente, ainsi que d’autres feuillus d’âge avancé (bouleaux, sureaux et peupliers notamment), le défrichement du sol où poussaient la fougère, la ronce et l’ajonc, très mellifères, l’abattage de la haie de saules et autres arbustes tels que le noisetier qui délimitait le terrain côté chemin. Il valait mieux remplacer cette barrière naturelle par du grillage, cela sied mieux à la gente ovine – à condition de ne pas oublier de leur laisser à boire et à manger- car la terre nue, sous les pins, offre peut-être le gîte, mais pas le couvert… C’est ce qu’ont expérimenté quelques malheureux moutons laissés là sans eau ni nourriture, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Par ailleurs, la haie abattue fait que le fossé se trouve souvent rempli d’eau stagnante et que la merveilleuse biodiversité qui bordait le chemin s’est éteinte.

4° Encore plus stupéfiant: le projet, déjà ancien mais édifiant au point de mériter qu’on en fasse mention, de la fameuse « mare aux libellules». C’était il y a une dizaine d’années. L’idée fut lancée, par une personne agissant au niveau du département, d’abattre un ensemble de saules à gauche du sentier menant à la plage du Portuais, afin de creuser à cet endroit une mare. Les travaux furent effectués, mais l’eau, les grenouilles et les libellules se firent attendre. C’est à peine si une petite flaque daigna se former au creux du vallon dénudé. Quand l’addition fut présentée au Conservatoire du Littoral par l’entreprise sollicitée, il s’avéra qu’on s’était mal informé: la zone en question appartient au département. Mais, peu importe la structure concernée, rien de plus simple  que de faire appel à l’argent de nos impôts … Il est vrai qu’un tel projet méritait qu’on déboursât la modique somme de 150 000 euros: tel fut le coût d’un ballet de libellules imaginaires au-dessus d’un mirage aquatique, au creux dormant d’un cimetière de saules…

 

Pourtant dans le discours, la France s’est engagée à porter l’enjeu de la biodiversité au même niveau que le climat, et le prochain sommet du G7 à Biarritz au mois d’août a inscrit dans l’un des axes de travail la défense de la biodiversité. Il faut dire que notre pays en raison de ses territoires ultra-marins et ses 10 millions de km² d’espaces océaniques a une responsabilité particulière, et la Bretagne spécialement.

 

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