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Erquy Plurien Environnement - EPE

Barrage du PONT ROLLAND et son usine hydroélectrique

Barrage du PONT ROLLAND et son usine hydroélectrique
mail reçu du collectif en charge de ce dossier et qui est constitué de personnes très compétentes dans ce domaine.
Il faut donc attendre le résultat des études plutôt vers la fin d'année.
 
A suivre

Mise à jour du 10 juillet 2020

Bonjour,

Nous avons été avisés en mars dernier par la DDTM de la suspension de l'Appel à projets concernant l'affaire en objet, pour cause de Covid 19. Nous avons repris récemment contact avec la DDTM pour obtenir des informations concernant les études complémentaires relatives aux sédiments de la retenue du barrage, aux études de stabilité du barrage et au calendrier des actions entreprises et du lancement de l'Appel à projets.

Nous avons reçu très rapidement des précisions que nous vous communiquons ci-après:

1 Analyse des sédiments :

Concernant les analyses physico-chimiques des sédiments, une étude environnementale est actuellement engagée sur le site. Dans le cadre du second appel d'offres, il a été décidé de faire procéder à une étude environnementale qui a pour objet la réalisation d’un dossier permettant, quel que soit le devenir du barrage de "Pont-Rolland", de disposer à la fois de données techniques et environnementales et de définir les éventuelles études complémentaires à mener ainsi que les données à acquérir.

Le bureau d'étude ARTELIA a été retenu pour effectuer cette étude environnementale qui prévoit la production de trois documents :
1- Un protocole pour l'analyse sédimentaire ;
2- La réalisation d'un état initial du site, document qui servira de base à la future étude d'impact dans le cadre de la procédure d'autorisation environnementale ;
3- la réalisation d’un document de synthèse évaluant sommairement les impacts potentiels de trois scénarios principaux :
    • A- maintien du site dans sa configuration actuelle, sans production hydroélectrique ;
    • B - maintien du site avec production hydroélectrique ;
    • C - arasement total ou partiel du barrage.

Un projet de protocole d'analyse sédimentaire a été transmis par le bureau d'étude à la DDTM le 7 juillet, protocole actuellement en cours d'analyse au niveau du Service environnement.
Une fois le protocole validé, un prestataire pour la réalisation des analyses sera désigné et les résultats obtenus seront ensuite mis à la disposition des potentiels futurs acquéreurs dans le cadre du second appel à candidatures.
 

2 - Etude de la stabilité du barrage:

Concernant, l'analyse critique de la stabilité du barrage et l'auscultation hydraulique des éventuelles fuites, le rapport d'analyse critique des données de stabilité du barrage a été finalisé et remis par l’organisme agréé ISL le 21 janvier 2020. Cette analyse intègre un volet « auscultation » destiné à définir plus précisément l’auscultation nécessaire.
Les premiers résultats de cette étude sont les suivants :
    • Pour ce qui relève de la surveillance des déplacements du barrage, l’organisme agréé privilégie les mesures topographiques compte tenu notamment de la configuration du barrage – seuil déversant – qui se prête mal à des mesures par pendule.
    • Pour ce qui relève de la stabilité du barrage, six mécanismes de rupture ont été analysés conformément aux dernières recommandations provisoires du CFBR pour la justification des barrages voûtes. Il ressort de cette analyse que la mise en place d’une auscultation piézométrique s’avère nécessaire pour évaluer les marges de sécurité vis-à-vis ce certains des mécanismes étudiés. Il convient de souligner la complexité d’une telle mise en place au regard de la configuration et de l’environnement du barrage.


3 - Calendrier:

- Concernant l'analyse sédimentaire, le protocole transmis par le bureau d'étude est actuellement en cours de validation au niveau du service environnement. La validation du protocole devrait être effective dans les prochains jours et nous solliciterons par la suite des devis auprès de prestataires pour la réalisation des prélèvements et des analyses. L'objectif est que les prélèvements et les analyses puissent être réalisés en septembre/octobre 2020.

- Concernant le dispositif d'auscultation, la DDTM ne peut pas à ce stade donner de calendrier. Selon elle, la mise en place d'un tel dispositif, qui est relativement coûteux, sera notamment conditionnée au résultat de l'appel à candidatures.

- Concernant l'appel à candidatures, le calendrier actuellement envisagé prévoit le lancement de l'appel d'offre le 10 septembre 2020.

 

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la suite de ce projet.

Bel été à tous!

Cordialement

Pour le Collectif Pont Rolland

Alain LAFROGNE

Situés entre les communes de Morieux et d’Hillion, ce barrage (alimenté par le Gouessant) et son usine hydroélectrique sont actuellement propriété de l’Etat. Depuis janvier 2014, EDF, après l’expiration de son contrat de concession, a cessé l’exploitation : l’usine est donc à l’arrêt depuis le 31 décembre 2013. L’Etat a lancé un appel d’offres en 2018 pour la reprise de l’usine et du plan d’eau.  

Voici la présentation qu’il en faisait :

Barrage du PONT ROLLAND et son usine hydroélectrique

La production annuelle représente près de 7 % de la consommation électrique totale sur la commune de Morieux ou 1,5 % de celle d’Hillion. Un repreneur s’était manifesté mais ne veut reprendre que l’usine, le plan d’eau restant la propriété de l’Etat. L’appel d’offres a donc été jugé infructueux le 09 avril 2018.  
 
De ce fait, une menace sérieuse de destruction pèse sur cet ensemble barrage et usine hydroélectrique. Un collectif s’était constitué et après avoir organisé une réunion publique le 16 novembre 2018, est en relation avec les services compétents de la Préfecture. Nous venons d’être informés qu’un appel à projets sera relancé pour la reprise du barrage et de la production hydroélectrique fin de cette année 2019 ou début 2020. Mais il semblerait que le principe d’un lot unique serait maintenu. Une étude de stabilité du barrage est en cours. Une autre sur la rentabilité et le coût d’entretien a été remise à la préfecture. Nous sommes très sensibilisés au devenir de cet ouvrage : le supprimer irait à l’encontre du bon sens.  Une commission avait été constituée fin 2013 par l’Assemblée Nationale ; elle avait conclu « L’énergie hydroélectrique constitue l’un des deux piliers du mix électrique français : rassemblant 66 % du parc de production de pointe et d’extrême pointe, il s’agit du moyen de production le plus flexible et le plus modulable.  De telles propriétés sont précieuses dans le contexte énergétique européen. La part des sources d’énergie intermittentes dans le mix électrique européen s’accroît rapidement, nécessitant le développement parallèle de moyens de production flexibles, susceptibles de démarrer ou de s’arrêter rapidement en cas de variations importantes de la production. Les barrages constituent les moyens privilégiés de cet ajustement instantané de l’offre et de la demande. L’hydroélectricité est également la meilleure technologie de stockage d’électricité.  Ainsi, elles turbinent en heure de pointe, lorsque les prix sont élevés, et reconstituent leurs réserves en heure creuse, lorsque l’électricité est bon marché. 74 % du parc hydraulique raccordé au réseau de transport dispose de capacités de stockage. Quant aux STEP (stations de transfert d’énergie par pompage), elles constituent un instrument dédié spécifiquement à l’optimisation du système électrique. Plusieurs pays européens ont d’ailleurs lancé d’ambitieux programmes de développement des STEP (1 475 MW en Autriche, 2 580 MW en Allemagne, 2 000 MW Espagne, 3 190 MW en Suisse). En France, RTE estime à 2000 MW le besoin de capacités de stockage supplémentaires sous forme de STEP à l’horizon 2030 dans un scénario « nouveau mix ». 
 
MPA  30 / 10 / 2019 
 
 

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