Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Erquy Plurien Environnement - EPE

Marées vertes à Hillion

Marées vertes à Hillion

Communiqué de presse largement diffusé lors d'un nouveau conseil municipal le 27 janvier 2020 sur le sujet des marrées vertes.

Après le conseil municipal du 16 décembre 2019 à Hillion devant émettre un avis sur le doublement d'un élevage de porcs sur caillebotis, hier soir avait lieu un nouveau conseil municipal sur le même sujet.
 
Les conseillers municipaux de la minorité ont été un peu plus fermes sur ce pb qui mine HILLION "ville sinistrée" telle que déclarée à plusieurs reprises par le porte-parole de la minorité.
Ce document pose bien le problème et la nécessité que l'on maintienne la pression sur les services d'Etat qui instruisent les dossiers de demandes d'extension et se concluent immanquablement par un arrêté d'autorisation du préfet.
Le maire d'Hillion tente, comme la plupart de ses collègues maires, de dénoncer notre opposition à toute extension de porcheries sur lisier dans les zones répertoriées comme Zones d'Actions Renforcées (ZAR), en laissant infiltrer dans la population que nous ciblons les agriculteurs et voulons les stigmatiser.

 

Communiqué de presse

------

Pour ou contre des marées vertes cet été.

 

Le CEVA a fait le constat d’une année record d’algues vertes en 2019, et tout particulièrement dans la baie de Saint-Brieuc qui a concentré 70% des surfaces mesurées (contre 50 % d’habitude). C’est ainsi que M. Cosson, maire d’Hillion, a été contraint de fermer au public les plages de sa commune.

 

Et malgré tout, dans la commune la plus sinistrée de Bretagne par les algues vertes, les agrandissements de porcheries pourvoyeuses de nitrates se poursuivent : un projet en consultation publique du 13 novembre au 13 décembre, un autre du 27 janvier au 24 février. 

 

Sollicité réglementairement par le Préfet pour donner son avis sur un projet de doublement de la capacité autorisée pour passer à 2 482 places de porcs (animaux-équivalents), le 16 décembre dernier, la commune a fui ses responsabilités, en demandant à  la Commission Locale de l’Eau de se prononcer sur ce dossier. Le maire en tête, pas un seul conseiller, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition, n’a exprimé le moindre avis, favorable ou défavorable, sur le projet en question.

 

Lundi 27 janvier sera examinée une demande d’extension de même nature, située en zone humide de surcroît. Et à nouveau M. Cosson va proposer au Conseil de ne pas se prononcer et de « botter en touche » vers la Commission locale de l’Eau.

 

L’association Halte Aux Marées Vertes, qui a fait connaître son analyse de ce type de dossier au Conseil municipal le 16 décembre, appelle tous ceux qui refusent l’inaction coupable et la passivité complice des élus à venir nombreux à la mairie d’Hillion, lundi prochain à 18h30, pour demander avec force qu’un vote soit organisé pour émettre un avis sur ce nouveau projet.

Elle invite également le public à aller s’exprimer dans le registre mis à sa disposition jusqu’au 24 février dans les 4 communes impactées par le plan d’épandage de lisier : Hillion, Coëtmieux , Pommeret et Yffiniac.

                                                                                                       Le 23 janvier 2020

____________________________________________________________________________

 

Objectif inscrit dans le SDAGE Loire-Bretagne 2016-2021 et dans le SAGE de la baie de Saint-Brieuc: « Diminuer de 30 %, voire 60 % à terme, les flux d’azote parvenant à la baie et alimentant les proliférations d’algues vertes ».

 

Or, les plages d’Hillion ont dû être fermées au public cet été et les mesures de nitrates effectuées le 7 janvier dernier dans les eaux douces superficielles à Hillion sont toujours aussi alarmantes : HAMV a mesuré une teneur en nitrates de 43 mg/l dans le lavoir-fontaine de Licantois, à la source du Crémur, et de 71 mg/l à la fontaine du Viaduc du Pont-Neuf (relevé à 87 mg/l en fin d’été, en septembre dernier).

 

Malgré la mort de 36 sangliers dans l’estuaire du Gouessant en 2011 et la mort d’un jogger en 2016, les pouvoirs publics continuent de se payer de mots en enchaînant depuis des années les déclarations d’intention, tout en accompagnant une aggravation de la situation.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article